Dessislava Atanassova |
vernissage : jeudi 26 janvier 2006 |
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exposition : du 27 janvier au 25 février 2006 |
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HYSTERIA Installations Dans sa première exposition personnelle à Bruxelles, Dessislava Atanassova
(°1977, Bulgarie) présente une série d’images et d’installations sculpturales
crées autour du thème de l’hystérie. Oeuvres graphiques Une série d’images intitulée Aura hysterica reflètent l’état d’âme des malades en proie à une crise. Une autre série, nommée Stygmates représente les symptômes caractéristiques de la conversion somatique : contractures musculaires, anesthésies, paralysies des membres, paralysies faciales… Installations HysteriaL’arc hystérique, le paroxysme de la grande crise, est mis en scène dans un espace clos. Le corps voûté, tétanisé par la douleur et le désir dévie le signe, la métaphore de l’expérience amoureuse en tant qu’illusion, impossibilité, torture…C’est la position hystérique vis à vis à l’être désiré |
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Le PassageConçu comme un passage vers l’intérieur d’une architecture spiroïdale,
cette installation induit le mouvement régressif vers «ce qui est tout à
fait en arrière, au fond » : la matrice. C’est un corps ambigu dont
l’organicisme peut paraître menaçant ou protecteur. Cette ambivalence est déjà
présente dans les premières théories médicales qui attribuent l’origine de
l’hystérie à l’animal vivant capable de se déplacer qu’est l’utérus (du gr.
Hystera). Le trajet accompli traduit le principe de la thérapie psychanalytique :
un retour au départ, là où se noue le lien primordial avec la mère, souvent
problématique chez les hystériques. Charcot a rapporté l’exemple de plusieurs cas ou les symptômes hystériques
disparaissent au fil des derniers mois de grossesse, quand la patiente est
amoureuse ou profondément mélancolique. Un cœur battant sur un tempo différent
est la métaphore de ses états branlants, salutaires… Le contraste est le principe d’organisation de ce projet opposant la
liberté du geste à l’objectivité historique de l’image, le mouvement vertigineux
au statique, la sévérité froide du métal à l’organicité sanguine du rouge. Des images surgissant telles des visions sont fixées dans les croquis qui
ensuite prennent corps dans le jeu dialectique entre la forme et la réflexion.
Le travail est un parti pris à l’écart des tendances stylistiques ou
politiques, c’est le conducteur d’un message subtil à l’affût (la
recherche ?) du dialogue. Questionner les images, dévoiler le
sens, essayer de comprendre, de connaître, de se connaître… |
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L’amour pour le trait graphique, la couleur, le potentiel expressif du
corps humain se sont unis à la recherche tridimensionnelle.
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Ouvert
de 14 à 18 heures. Présence de l'artiste samedi, dimanche et jours fériés.