Le travail photographique d’Astrid Mussi touche à la perception d’autres réalités temporelles.

Elle cherche à révéler
le passage du temps sur le monde. Pour cela, elle doitle laisser vivre à l’intérieur même de l’image. Il lui a donc fallu retourner aux prémices de la photographie et utiliser de long temps d’exposition.
 

L’instantané photographique nous semble être très naturel. Pourtant il arrête nos mouvements et coupe l’espace-temps. L’instantané est une création, une fiction qui nous réconforte dans notre volonté de défier, de dominer le temps. Mais, lorsque les traces de notre passage deviennent visibles, la disparition de nos corps se révèle à notre conscience et avec elle notre incapacité à perdurer et notre mort.

En travaillant avec de long temps d’exposition, elle laisse le temps construire et modeler son sujet.

 

Pour ce travail photographique elle utilise les techniques actuelles de la photographie traditionnelle. Ses paramètres sont fixes mais les réactions de la chimie et du monde en action sous l’effet du temps sont le fruit du hasard. Ce que vous voyez est le résultat de la prise de vue et non pas d’une retouche quelconque.

Les maîtres mots de son travail sont la patience et le hasard.

Lors de cette exposition, Astrid Mussi va présenter des images de paysages marins, de ville (Bruxelles) et des images liées au quotidien. Ces images photographiques sont le résultat de recherches mais ne sont pas une fin en soi puisque son travail est en perpétuel devenir.

 

Elle va également présenter deux petits films vus à travers deux différentes réalités temporelles. Pour cela, elle utilise un programme développé spécialement pour.

Chacune de ses images sont accompagnées d’informations techniques relatives à la prise de vue. Ces données font partis intégrante de son travail.

C’est la première fois, cet été, à l’Espace Blanche, que Astrid Mussi va montrer son travail.

 

Astrid Mussi a suivi des études de photographie et audiovisuelle à l’université à Lyon (France). Elle a très vite été passionnée par la capacité qu’à la photographie à nous montrer le monde sous d’autres réalités. Ses deux grandes sources d’inspiration sont deux scientifiques photographes : Etienne-Jules Marey et Harold E. Edgerton.

Voulant voir le monde sous une autre temporalité, elle a commencé très vite à se plonger dans la photographie de longues expositions. Elle a fait son mémoire de fin d’étude sur ce sujet : « Révéler l’imperceptible. Le mouvement dans l’espace-temps photographique ».

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