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David Borsu |
vernissage : 1er février 2008 18 à 21 h exposition : du 2 février au 2 mars 2008 |
©David Borsu
Il est toujours trop tard
pour les hommes dans une ville. Toujours temps de se raconter des histoires sur
ce que l’on a peut-être vu mais toujours trop tard pour passer au-delà du
miroir. Des peintures en flaques d’eau où l’on suppose une ville, un
appartement, un intérieur où s’éffilochent des histoires. Des intérieurs en
damier, des nappes déchirées que l’on voudrait soulever avant de s’endormir
comme un enfant. Inconsolable enfance qui pousse encore à poser une pièce de
monnaie dans les égouts de nos mémoires. Reste les réverbères pour se pencher
sur notre sort. Et chacun cherche son histoire parmi ces reflets de soleils électriques. Ebloui par une ville
tentaculaire. Au milieu des usines, les cheminées ont des cris manufacturés.
Des gueules pleines d’exhalaisons vomissent leur orviétan, des slogans en
interjection mais pas un mot ne vit ici. Rien d’autre que des paroles de frigolite,
des pans de lumières qui bavent en aquarelle. Parce qu’il pleut dans ces
villes, parce qu’on voudrait pleurer sans raison, laver ses fautes, on reste la
nuit, les yeux ouverts par la fenêtre à contempler la nuit. Un miroir? Un ami?
Quelqu’un dans ce lit ? Derrière la poésie, c’est toujours le cri. Un
masque de fou pour mimer l’humain disparu. Et ces toiles de David Borsu pour
dormir avec lui.

©David Borsu