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Edmond Benisti |
vernissage : jeudi 18 mai 2006 |
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exposition : du 18 mai au 18 juin 2006 |
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Edmond, quand tu m'as demandé d'écrire un texte pour ton exposition, j'ai dit : "oui". J'étais heureux que ton travail soit exposé. Quand je me suis trouvé face à tes peintures, j'étais dans l'expectative. Ecrire à propos d'œuvres peintes, c'est comme de disposer d'un luth pour expliquer le fonctionnement d'un magnétoscope. Merci Edmond ! J'avais juste envie de te dire que je t'apprécie, que j'apprécie ton travail, tes réflexions mais était-ce que tu me demandais, surtout que tu n'aimes pas qu'on parle de toi ? |
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Il m'a fallu le temps d'accéder à ton univers : des sentiments partagés de violence, d'apaisement, de la fougue et de la douceur. Rien d'explicite et d'univoque. Tes peintures racontent des histoires dont il nous reste des traces, des traces qui nous racontent des histoires. Pour y parvenir ? L'existence ou la disparition de l'homme, de la forme en matière ou la matière en devenir de forme ? Y aurait-il des mots alignés qui puissent suivre la même voie ? Des compositions sous-tendues, la couleur de la terre omniprésente, d'autres éparpillées ou oubliées. |
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Dans ce perpétuel mouvement, dans cette hésitation ou cette affirmation
se glisse ton plaisir de peindre, ta jubilation à brouiller les pistes, à créer
un nouvel espace. Et cet espace existe bel et bien. J'aime qu'il soit délicat,
impalpable, qu'il s'offre en étant là, à regarder. Les mots devraient-ils
raconter les émotions partagées ou le plus important serait-il ces émotions
dans lesquelles tu nous emmènes ? Il ne me reste que quelques évidences qui ne
se racontent plus : "Edmond, c'est beau ! Bon vent à ta peinture !"
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